Au service de l'égalité femmes/hommes dans les entreprises et les territoires

Égalité professionnelle — les employées et les ouvrières aussi !

 

L'égalité femmes hommes, le sujet de tous

L’égalité femmes hommes n’est pas un sujet réservé aux élites ou aux militant.e.s. Ouvrier.ère.s, employé. e. s, cadres ou dirigeant. e. s, nous avons toutes et tous un rôle à jouer !

Pourtant, certains contextes professionnels ne facilitent pas l’appropriation de ce sujet. Focus sur 3 obstacles qui peuvent se mettre en travers du chemin vers l’égalité. 

Des métiers très peu mixtes

La ségrégation professionnelle se mesure avec l’indice de dissimilarité de Duncan et Duncan (1955), qui pointe la distance entre les répartitions des hommes et des femmes selon les métiers. Si la ségrégation tend globalement à s’atténuer en France, ce n’est pas le cas pour toutes les professions !

À titre d’exemple, quelques chiffres publiés par la DARES :

  • 97,7 % de femmes dans la catégorie aides à domicile, aides ménagères, assistantes maternelles,
  • 90,4 % de femmes dans la catégorie aides-soignants,
  • 97,6 % chez les secrétaires
  • 2,1 % de femmes parmi les ouvriers qualifiés du second œuvre du bâtiment,
  • 8,9 % de femmes chez les techniciens et agents de maîtrise de la maintenance,
  • 15,8 % chez les ouvriers qualifiés de la manutention.

Salaire et valorisation monétaire : une moindre possibilité de négociation 

Peu de mixité, c’est une concurrence très forte entre profils qui se ressemblent et une difficulté à valoriser des métiers injustement qualifiés d’ « improductifs », notamment dans les fonctions administratives et/ou transverses.

Les femmes sont fortement représentées dans ces métiers dont on pense qu’ils ne nécessitent pas de compétences techniques mais des compétences naturelles supposées. Et cette concurrence de profils similaires complique la négociation salariale. 

Des difficultés d’accès à la formation

Tous les salariés ne bénéficient pas du même accès à la formation. Les métiers dits « peu qualifiés » se voient proposer des formations d’adaptation au poste plutôt que des formations transversales qui permettraient une évolution en interne. Les ouvrières et employées assisteront donc le plus souvent à des formations du type « logiciel » ou PRAP (Prévention des Risques liés aux Activités physiques).

En définitive, l’accumulation des difficultés rencontrées dans certains métiers est loin d’être anecdotique et complique, sans toutefois l’empêcher, la réflexion autour de l’égalité femmes hommes. Une solution à envisager ? Sensibiliser par la formation les entreprises et les salarié.e.s aux enjeux de l’égalité professionnelle et agir en faveur de la mixité.