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Comment mettre en place un réseau de référent.es égalité ?

Obligatoire pour les services de l’Etat depuis le 1er mars 2020, la mise en place d’un réseau de référent.es égalité est censée renforcer l’action en faveur de l’égalité femmes-hommes. A cet égard, la variabilité des pratiques à l’échelle des collectivité locales, permet d’identifier les points de vigilances. Il existe aussi des leviers à mobiliser pour garantir l’efficacité de ce réseau.

C’était le thème de notre atelier live #4, qui a réuni 9 participantes, toutes issues de collectivités territoriales. Nous avons échangé sur les difficultés qu’elles ont pu rencontrer, mais aussi sur les bonnes pratiques à adopter.

Des ambassadeurs et ambassadrices de proximité

Si l’on s’appuie sur la circulaire du 30 novembre 2019 qui précise les mission des référent.es égalité de la fonction publique d’Etat, ces dernier.ère.s ont pour principales missions la sensibilisation, la formation et le conseil des autres agent.e.s, ainsi que l’élaboration des plans d’action. Il s’agit de déployer la politique publique de l’égalité femmes-hommes au plus près des territoires. Pour les collectivités territoriales, c’est un bon moyen de s’adapter au contexte local et au quotidien de leurs agent.e.s. En effet, les référent.e.s peuvent être de véritables ambassadeurs et ambassadrices de la politique égalité, dans les différents pôles ou les agences décentralisées par exemple.

Bien identifié.e.s, les référent.e.s peuvent ainsi être le relais de direction générale, et des interlocuteur.trices privilégié.es pour les autres agent.es. Elles.ils peuvent relayer des ressources et des informations sur l’égalité professionnelle, la lutte contre les discriminations et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Concernant ces problématiques, elles.ils peuvent orienter les agent.es qui en auraient été victimes ou témoins vers les dispositifs existants et les autorités compétentes. Elles.ils peuvent également faire le lien avec les autres acteur.trices de l’égalité sur le territoire.

Une valorisation nécessaire du rôle de référent.e 

Référent.es laïcité, référent.es discriminations, référent.es développement durable… La liste est longue, et comme l’a fait remarquer l’une des participantes à l’atelier, il semble difficile de s’y retrouver face à cette pluralité de types de référent.es au sein de l’administration. Distinguer leur mission de celle des autres référent.es est donc enjeu primordial pour rendre le réseau égalité efficient.

Au regard des autres points de vigilance évoqués au cours de l’atelier, l’efficacité du réseau semble reposer sur un élément essentiel : la valorisation du rôle de référent.e. Dans certaines collectivités, il s’a

git d’un réseau informel dont les membres sont des personnes auto-désignées, et déjà bien sensibilisées sur la thématique. D’autres, ont mis en place un réseau dont les membres occupent officiellement ce rôle. Dans un cas comme dans l’autre, il est important que les compétences de ces personnes soient valorisées d’autant que l’exercice de leur mission s’effectue en plus de leur travail habituel.

Définir le champ d’action de la mission des référent.e.s  

Plusieurs pistes d’action ont été évoquées. Dans l’idéal, la mission des référent.es égalité devrait être inscrite dans leur fiche de poste. Il faudrait aussi préciser le taux horaire de l’exercice de leur mission. A l’heure actuelle, cette pratique n’est pas généralisée. Aussi les solutions qu’ont trouvé certaines collectivités pour pallier cela, peuvent être inspirantes. L’évocation obligatoire de la mission des référent.es lors de leur  entretien annuel par exemple, est une alternative plus envisageable. Elle permet tout de même l’évaluation des compétences mobilisées et valorise leur travail quotidien.

Les autres conditions de réussite

L’essentiel est de pouvoir compter sur des membres intéressé.e.s par la thématique, et désireux de se former davantage. Le volontariat via un appel à candidatures apparaît alors comme une condition nécessaire à la réussite du projet.

Quant à la question de l’animation, le mode participatif permet une meilleure identification des référent.e.s par les autres agent.e.s. Cela assure aussi une meilleure cohésion du réseau. Enfin, un positionnement hiérarchique stratégique règle la question de la légitimité. Cela facilitera l’engagement et le soutien à l’élaboration des plans d’actions.

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